NOUVELLE FEUILLE DE ROUTE POUR LE PÔLE

NOUVELLE FEUILLE DE ROUTE POUR LE PÔLE

Le Pôle FIBRES-ENERGIVIE a déposé son dossier de renouvellement de labellisation le 19 octobre dernier.

Les Pôles doivent en effet se porter candidats pour entrer dans une nouvelle phase de leur histoire : la phase 4.0. Sur cette période qui s’étendra de 2019 à 2022, l’Etat donne aux pôles la mission de faire émerger davantage de projets collaboratifs européens, et de faciliter l’accès des entreprises françaises aux financements de l’Union Européenne.

Il a donc été demandé aux 66 pôles nationaux de présenter un nouveau projet de feuille de route, sur la base d’objectifs et de critères fixés par un cahier des charges national. Le rapprochement, la fusion ou la mutualisation étaient aussi encouragés.

Avant tout, nous tenons à remercier tous les membres qui nous ont accordé leur soutien ; par un courrier que nous avons joint avec fierté à notre dossier de candidature ; mais également par la contribution qu’ils ont apportée à nos réflexions à l’occasion de l’Assemblée Générale du 16 juin dernier.

La fusion intervenue début 2015 entre les pôles FIBRES et ALSACE ENERGIVIE est désormais accomplie, et a permis de faire émerger l’un des 20 plus grands pôles de France, avec plus de 200 membres et une équipe de 14 personnes. Cumulés, ce sont 202 projets qui ont été labellisés et ont obtenu un financement depuis 2005, représentant plus de 657,6 M€ d’investissements de recherche. Son action a été reconnue fin 2017 au niveau européen à travers le Label Gold.

La stratégie que nous proposons pour la phase 4.0 n’est donc pas de réaliser une nouvelle fusion, mais d’accroître l’influence du Pôle FIBRES -ENERGIVIE et de conforter sa masse critique. Et ce , en poursuivant son extension territoriale sur l’ensemble du Grand Est, et en établissant un partenariat opérationnels au niveau national et européen à travers la création d’un réseau de bâtiments démonstrateurs porté avec trois clusters dédiés au bâtiment situés en Nouvelle Aquitaine, Pays de Loire et Normandie.

Cinq autres partenariats ont été établis avec les pôles ou clusters TEAM2, Xylofutur, Avenia, Smart Energy French Clusters ou le CEA Tech. Et une mutualisation d’actions a été établie entre les 6 pôles du Grand Est et l’agence Grand Enov dans les domaines de l’accompagnement des projets européens ou PIA nationaux, ou encore de la levée de fonds.

Cette nouvelle feuille de route est surtout l’occasion de revoir en profondeur les axes de travail stratégiques du Pôle. Dans les secteurs de l’environnement, de l’énergie, et du numérique, les choses s’accélèrent tous azimuts. Les prises de conscience progressent sous le poids du réchauffement climatique, les technologies avancent, et les premiers retours d’expérience mettent en avant la nécessité de ne pas laisser de côté, au profit de la seule efficacité énergétique, d’autres problématiques essentielles telles que la santé ou encore le bien-être de l’habitant, notamment.

L’arrivée prochaine du BEPOS, le développement des Nouvelles Technologies de l’Information, dessinent ainsi le Bâtiment du futur : un Bâtiment responsable, augmenté et intelligent. Pour rester en pointe sur ces évolutions, le Pôle s’est doté de 3 Domaines d’Action Stratégique pour la période 2019-2022:

La Chimie, les matériaux et les systèmes constructifs avec pour objectifs : de favoriser la conception et le développement de matériaux, procédés ou systèmes pour un bâtiment bas carbone et responsable ; d’optimiser la qualité de mise en œuvre et la performance sur le chantier ; mais aussi le confort, le respect de la santé des usagers et le maintien de la performance tout au long de la vie du bâtiment, depuis sa conception jusqu’à sa rénovation ou fin de vie, en développant les nouveaux outils de conception, de construction ou de pilotage.

 

Les Services et l’énergie pour un territoire bas carbone, en vue d’optimiser la performance des équipements de production d’énergie renouvelable et des technologies de communication et d’information, pour répondre aux nouvelles attentes du marché en termes d’usage (nomadisme, travail à domicile, maintien à domicile, bien-être, santé, …), et permettre ainsi d’évoluer vers des territoires responsables et bas carbone à travers le déploiement de smart grids, d’actions de rénovation énergétique, de production d’énergie renouvelable et de mobilité durable.

L’Economie circulaire enfin, pour garantir la non toxicité et la traçabilité sur l’ensemble du cycle de vie des matériaux sans perte de qualité, tout en favorisant le déploiement d’une démarche d’éco-conception généralisée à la filière bâtiment  et la structuration de filières de recyclage et de réemploi ; mais aussi pour faire de l’économie circulaire un levier de la compétitivité des filières Bâtiment et Bois.

 

La clef de voûte du nouveau programme d’action du Pôle, est le déploiement d’une ambitieuse stratégie de portage des entreprises et de leurs projets à l’international et en particulier vers les appels à projets européens.

Situé dans une région frontalière avec 4 pays, il n’a néanmoins pas attendu cette nouvelle phase  pour développer des coopérations avec des partenaires allemands, suisses, belges ou luxembourgeois. Il a accompagné depuis 2013 plus de 50 projets européens dont 21 qui ont été financés, soit une moyenne de 3,5 par an, auxquels ont participé de nombreuses entreprises du Grands Est et des acteurs académiques.  Il est aussi membre depuis 2010 de la plateforme ECTP, (European Construction Technology Platform), interlocutrice de la Commission européenne pour l’élaboration des Programmes européens dans les secteurs de la construction et de l’énergie.

Cette nouvelle feuille de route, le Pôle continuera de la porter à travers l’accompagnement des projets innovants de ses membres, mais aussi à travers les services d’accompagnement « en avance de phase » qu’il propose déjà (CIM Eco, évaluation technique) et dont certains vont se déployer d’ici la fin de l’année, comme la plateforme numérique collaborative BIM et l’espace de construction virtuelle. Un modèle économique qui fait ses preuves et lui permet de renforcer progressivement son autonomie financière. C’est pourquoi nous attendons avec modestie mais confiance la décision du Comité de sélection national.